Le selfitis est une maladie mentale ! vrai ou faux ?

Le selfitis est une maladie mentale ! vrai ou faux

Si vous ĂȘtes obsĂ©dĂ© par les selfies, il y a de fortes chances que vous ayez une forme de selfitis. Les gens se sentent obligĂ©s de se prendre en photo, car cela leur donne un sentiment d’exister mais pas que. Les autres facteurs qui jouent un rĂŽle d’envergure sont l’amĂ©lioration de l’humeur, la recherche d’attention et la nĂ©cessitĂ© de s’intĂ©grer Ă  son groupe social.

Vivre avec son temps est-il source de maladie psychologique pour autant ?

Les psychologues disent que l’égocentrisme est une vĂ©ritable maladie mentale qui fait qu’une personne se sent viscĂ©ralement obligĂ©e de prendre des photos et de les publier sur les rĂ©seaux sociaux.

Il a Ă©tĂ© observĂ© que les adolescents et les jeunes adultes sont plus enclins au selfitis et Ă  ses comportements associĂ©s. Une analyse plus poussĂ©e a rĂ©vĂ©lĂ© que les femmes ont tendance Ă  publier plus de photos d’elle-mĂȘme et de selfies de groupe que les hommes. Bien qu’il ne s’agisse pas de caractĂ©ristiques Ă  risque Ă©levĂ©, quelques signes Ă  surveiller sont :

– le besoin constant de prendre quelques auto-clichĂ©s chaque jour et de les publier sur les rĂ©seaux sociaux

et

– le besoin permanent d’ĂȘtre admirĂ© et de recevoir des mentions « J’aime ». Les traits de personnalitĂ© comme l’extraversion et l’exhibitionnisme social sont liĂ©s Ă  une augmentation des comportements de prise de selfie.

À ce jour, trĂšs peu de recherches ont Ă©tĂ© faites sur la prise d’« égo-portraits » jusqu’à prĂ©sent afin de dĂ©terminer si elle pourrait se transformer en trouble obsessionnel compulsif (TOC). Bien que la dĂ©pendance aux selfies soit un terme couramment utilisĂ©, il n’avait jusqu’alors pas Ă©tĂ© classĂ© comme un trouble psychiatrique. Par consĂ©quent, il reste encore Ă  Ă©tablir et Ă  catĂ©goriser les critĂšres relatifs Ă  un Ă©ventuel excĂšs.

Lire aussi : Groupe sanguin O : ĂȘtes-vous protĂ©gĂ© contre le covid-19 ?

Le selfitis et ses différents degrés à considérer

Selfitis borderline : Prendre des photos de soi-mĂȘme au moins trois fois par jour sans nĂ©cessairement les partager.

Selfitis aiguë : Prendre des photos de soi-mĂȘme trois fois par jour au minimum et les publier sur les rĂ©seaux sociaux.

Selfitis chronique : Prendre des photos de soi-mĂȘme plus de dix fois par jour et les publier sur internet.

Le besoin profond d’estime de soi peut ĂȘtre comblĂ© par d’autres moyens immatĂ©riels qu’un selfie. Dans le cas des enfants, il est important que leurs activitĂ©s sur les rĂ©seaux sociaux et les smartphones ou tablettes soient surveillĂ©es par les parents Ă  intervalles rĂ©guliers. De plus, une sĂ©ance de consultation psychologique appropriĂ©e peut ĂȘtre menĂ©e dans le but de garder une vie heureuse, sĂ©curisĂ©e et Ă©panouie. Les personnes, dont le niveau de gravitĂ© de selfitis est Ă©levĂ©, devraient Ă©galement participer davantage aux activitĂ©s de groupe pour amĂ©liorer le sentiment d’unitĂ©.

Les gens cherchent toujours Ă  s’exprimer diffĂ©remment des autres et un auto-clichĂ© est un excellent outil en soi.

La recherche a montrĂ© que les personnes qui sont isolĂ©es de leur famille et de la sociĂ©tĂ© et qui sont constamment Ă  l’affĂ»t des smartphones sont celles qui utilisent frĂ©quemment des selfies. Ces personnes peuvent ĂȘtre ramenĂ©es Ă  une vie plus normale en Ă©tant conseillĂ© par des institutions familiales, sociales, psychologiques et Ă©ducatives.

Si vous pensez ĂȘtre sujet au selfitis, parlez-en Ă  votre mĂ©decin ou rapprochez-vous du CMP de votre secteur.

Article prĂ©cĂ©dentLe Gange : le fleuve sacrĂ© de l’hindouisme
Article suivantInsuffisance veineuse, varices, hĂ©morroĂŻdes, comment les soulager grĂące au marronnier d’Inde